
Fondée à Neuchâtel, DYSTOPYE porte le nom du monde auquel elle refuse de ressembler.
Une dystopie désigne un monde où la société devient oppressante et où les libertés se réduisent. Le mot appartient aux livres et aux films, mais il ne paraît plus si éloigné du réel à celles et ceux qui en ont fait un nom de marque. On peut vite se sentir enfermé dans des manières de penser, de vivre ou de créer imposées par ce qui nous entoure. DYSTOPYE écrit pourtant ce mot à sa façon : le I a cédé la place à un second Y. Le décalage est volontaire. Il dit l'essentiel, qui est de détourner la règle plutôt que de la subir.
D'un ensemble à une marque
Tout a commencé par un manque très concret : aimer les vêtements sans avoir les moyens de s'offrir les pièces des grandes marques. Plutôt que d'y renoncer, le projet a pris la forme de vêtements personnalisés, faits d'abord pour soi. La première pièce aboutie a été un ensemble. Le voir terminé a suffi à changer l'échelle des choses : il y avait là quelque chose que l'on avait réellement envie de porter. Porté dans les rues de Neuchâtel, l'ensemble a provoqué des réactions, puis des encouragements. DYSTOPYE est passée d'une envie personnelle à une marque.
Neuchâtel au centre
La marque ne revendique ni époque précise ni univers figé. Son imaginaire vient du quotidien, et ce quotidien se vit à Neuchâtel. Une promenade, une discussion, une situation, parfois un simple mot suffisent à faire naître une pièce ou une collection. « No Limit » est née ainsi, d'une idée qui tient en une phrase : la créativité ne devrait avoir aucune limite. Le reste consiste à chercher comment traduire cette pensée dans un vêtement, un détail ou une image.
La cohésion pour moteur
S'il ne devait rester qu'un mot, ce serait celui-là. DYSTOPYE n'appartient pas seulement à celles et ceux qui la dirigent. Un noyau s'occupe de la gestion, de la création, du contenu, des shootings, des partenariats et des événements, mais beaucoup d'autres gravitent autour. Certaines personnes viennent prêter main-forte le temps d'un pop-up. D'autres s'éloignent plusieurs mois avant de revenir sur un nouveau projet. Une part réelle de la ville se tient derrière le projet.
Ce soutien crée une responsabilité : progresser, mais surtout rendre quelque chose aux personnes qui accompagnent la marque, par de meilleurs vêtements comme par des événements capables de rassembler.
Le détail avant l'effet
Les pièces paraissent épurées au premier regard. Leur identité se révèle ensuite, dans ce que l'on remarque progressivement : une broderie sur une manche, sur une capuche ou dans le dos, une coupe particulière, un zip dessiné à la forme du logo. Rien n'y cherche la surcharge.
La qualité passe avant le graphisme. La matière, la coupe, le confort et la durabilité doivent être à la hauteur avant qu'un motif ne vienne s'y ajouter. Le prix relève de la même exigence. La marque sait ce que signifie aimer les vêtements sans toujours pouvoir se les offrir, et elle refuse de devenir inaccessible à celles et ceux qui l'ont vue grandir.
Le nom dit un monde qui se referme. Tout le reste dit l'inverse.




